Telegram vs Apple : le coup de gueule sarcastique de Durov qui fait le tour du web

Les utilisateurs d’iPhone ont eu la surprise de ne plus trouver Telegram dans l’App Store pendant une brève période au début du mois d’août. L’application a disparu puis réapparu en l’espace de quelques heures, soulevant des questions sur les règles strictes de la boutique d’Apple en matière de contenus illégaux.
La détection d’un contenu prohibé et la réaction immédiate d’Apple
Apple a identifié du matériel relevant d’abus sexuels sur mineurs sur la plateforme, une violation directe de ses directives internes. L’entreprise a donc procédé à un retrait temporaire de l’application pour l’ensemble des utilisateurs dans plusieurs régions. Une fois Telegram intervenu en supprimant le contenu incriminé et en bloquant le compte responsable, la messagerie a été réintégrée rapidement dans la boutique. Les possesseurs existants de l’app n’ont d’ailleurs pas subi d’interruption dans leur utilisation quotidienne.
Les explications détaillées de Pavel Durov sur une possible manipulation
Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, a contesté toute faille dans les systèmes de modération de son service. Selon lui, un individu malveillant aurait modifié un ancien message dans un groupe public en y insérant du contenu illégal généré par intelligence artificielle, puis l’aurait signalé à Apple dans le but d’extorquer de l’argent. Cette méthode viserait à déclencher des retraits automatiques d’applications. Durov alerte d’ailleurs sur un risque systémique pour toutes les plateformes reposant sur du contenu généré par les utilisateurs, en espérant qu’Apple applique la même rigueur à l’ensemble des apps disponibles.
Les antécédents de friction entre la messagerie et la firme de Cupertino
Ce n’est pas la première tension entre Telegram et Apple. En 2018, une suspension similaire avait déjà eu lieu pour des motifs comparables. Plus récemment, l’arrestation du PDG en France en 2024 a mis en lumière les défis de modération sur la plateforme, poussant Telegram à renforcer ses outils contre les contenus illicites. L’entreprise affirme avoir supprimé plus de 337 900 espaces liés à ce type de matériel depuis le début de 2026, tout en maintenant une politique de tolérance zéro. Ces épisodes illustrent les pressions croissantes sur les services de messagerie face aux exigences des autorités et des stores d’applications.






