Un ex-soldat danois a créé l’arme ultime contre le brouillage russe : 5000 drones déjà en action !

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Dans la guerre en Ukraine, la dépendance au GPS devient un handicap majeur face aux brouillages russes. Une start-up danoise a pourtant trouvé la parade avec un logiciel autonome conçu à l’origine pour détecter les incendies en forêt. Ce système permet désormais à des milliers de drones de frapper avec précision sans aucun signal satellite.

Une reconversion civile inattendue vers la défense

Robotto, fondée par l’ancien soldat Kenneth Geipel, développait initialement des solutions logicielles pour surveiller les feux de forêt. Ses drones analysaient les images en temps réel à la recherche de fumée, cartographiant les incendies sans intervention humaine constante. Après l’invasion russe de 2022, l’entreprise a pivoté vers les besoins militaires ukrainiens en adaptant cette même autonomie aux zones de combat saturées de guerre électronique. Aujourd’hui, près de 90 % de son activité est dédiée à la défense, et la société a été sélectionnée dans le programme d’innovation de l’OTAN DIANA.

Comment l’IA embarquée remplace le GPS

Le cœur du système repose sur un nœud périphérique qui calcule la trajectoire du drone à partir des images d’une seule caméra. L’intelligence artificielle identifie les objets, reconstruit leur position en trois dimensions et guide l’appareil de façon autonome. Ce logiciel atteint un taux de réussite entre 80 et 100 % même lorsque les signaux satellites sont brouillés ou usurpés. Contrairement aux solutions cloud, tout le traitement se fait localement à bord, préservant le contrôle de l’opérateur humain tout en rendant les frappes possibles dans des conditions de faible visibilité.

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Un déploiement massif et un partenariat durable

Depuis 2024, le logiciel est déployé sous licence sur environ 5 000 drones ukrainiens. En mars 2026, Robotto a créé sa filiale Robotto UA pour se rapprocher des unités de terrain et accélérer les développements. La responsable des relations gouvernementales, Christine Thaagaard, souligne que cette collaboration « construit un véritable pont entre l’Ukraine et l’OTAN » en partageant technologies et normes opérationnelles, une alliance qui pourrait perdurer bien au-delà du conflit. L’approche illustre aussi l’intérêt croissant des États-Unis pour ces systèmes de navigation autonome prouvés au combat.

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