Fin de The Crew : UFC-Que Choisir déclare la guerre à Ubisoft

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Imaginez payer plein pot pour un jeu, pour le voir disparaître du jour au lendemain parce que l’éditeur a décidé de couper les vivres aux serveurs. C’est le cauchemar vécu par les fans de The Crew, et l’UFC-Que Choisir passe à l’attaque contre Ubisoft. Cette affaire pourrait bien redéfinir ce que signifie vraiment « acheter » un titre numérique.

Retour sur la fin abrupte d’une franchise de course

La saga The Crew a marqué les amateurs de simulations automobiles arcade depuis son lancement en 2014. Suivie de The Crew 2 en 2018 et de The Crew Motorfest en 2023, elle a conquis une immense communauté, atteignant les 50 millions de joueurs au total en 2025. Pourtant, Ubisoft a pris une décision radicale : retrait du premier opus des stores en décembre 2023, extinction des serveurs le 31 mars 2024, et révocation des licences des possesseurs en avril suivant. Résultat ? Un jeu rendu totalement injouable, même en solo, sans alternative offline. Cette franchise, pilier des jeux de course ouverts, s’efface ainsi brutalement, laissant des milliers de fans orphelins de leurs sessions endiablées à travers un monde virtuel immense.

Les accusations portées contre l’éditeur français

L’UFC-Que Choisir a déposé une assignation le 31 mars 2026 au Tribunal judiciaire de Créteil, visant à démonter les pratiques d’Ubisoft. Au cœur du dossier : des clauses contractuelles jugées abusives, comme la notion de « licence d’utilisation » révocable à volonté, qui nie tout droit de propriété réel aux acheteurs. L’association pointe aussi l’absence de mode hors ligne et le refus de rembourser les soldes des portefeuilles électroniques. Pire, elle qualifie cette fermeture de pratique commerciale trompeuse, car les joueurs n’ont pas été avertis que leur achat dépendait de serveurs à durée limitée. Une citation de l’UFC résume l’enjeu : « l’achat […] d’un jeu vidéo permet-il aux joueurs de revendiquer, a minima, un droit d’usage totalement indépendant de la seule volonté et autorisation de l’éditeur ? » Cette offensive repose sur des faits concrets, soutenus par une analyse minutieuse des conditions générales.

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Implications plus larges pour les gamers et l’industrie

Appuyée par la campagne mondiale Stop Killing Games, lancée en 2024 et forte de plus d’1,3 million de signatures, cette plainte vise à briser l’impunité des éditeurs face à l’obsolescence forcée des jeux. Si la justice suit l’UFC, cela pourrait imposer des standards : accès pérenne ou offline viable pour les titres vendus. Ubisoft n’est pas seul visé ; l’association a déjà attaqué sept éditeurs pour leurs monnaies virtuelles en 2024. Pour les geeks comme nous, habitués aux univers persistants, ce litige rappelle que derrière les bolides virtuels se cachent des droits de consommateurs bien réels. Reste à voir si les tribunaux forceront l’industrie à repenser sa relation aux joueurs, au-delà des simples mises à jour saisonnières.

Ce bras de fer judiciaire pourrait marquer un virage décisif, protégeant nos bibliothèques numériques contre l’oubli imposé. Les fans de gaming attendent, manettes en main, une verdict qui redonne du pouvoir aux acheteurs.

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11 commentaires

  1. 50 millions de joueurs et ils coupent tout sans prévenir ? Franchement, ça craint pour la confiance quand tu sais pas si ton jeu va durer.

  2. 50 millions de joueurs, c’est énorme ! Je comprends la colère, perdre un jeu payé juste parce que les serveurs ferment, c’est abusé.

  3. Le truc des 50 millions de joueurs c’est énorme, jamais pensé à quel point ça impacte une grosse commu quand un jeu s’efface du jour au lendemain.

  4. C’est dingue qu’Ubisoft puisse couper les serveurs comme ça alors qu’on a payé le jeu. Le chiffre de 50 millions de joueurs ça montre que ça touche vraiment du monde.

  5. 50 millions de joueurs et ils suppriment tout comme ça ? C’est abusé, surtout sans mode offline. Comment on justifie ça ?

  6. 50 millions de joueurs et Ubisoft ferme tout comme ça ? C’est abusé, on devrait vraiment avoir un droit de jeu offline au moins…

    1. Grave, j’ai encore des jeux bloqués que je peux même plus lancer sans net… C’est abusé

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