Le premier robot « ouvrier » de l’espace est arrivé… et il a 4 mains

robot espace 4mains

Dans l’espace, les jambes perdent tout intérêt. Un nouveau prototype robotique venu de Suisse redéfinit la mobilité en apesanteur en remplaçant les membres inférieurs par une paire de bras supplémentaires. Helios, développé par une équipe étudiante d’ETH Zurich sous la bannière Orbit Robotics, arrive à point nommé alors que les agences spatiales cherchent à alléger la charge des astronautes.

Une architecture pensée pour la microgravité

Plutôt que de marcher, le robot s’accroche et se déplace en s’aidant de ses quatre membres supérieurs. Deux bras assurent la stabilisation contre les parois ou les poignées des modules, tandis que les deux autres manipulent des outils, déplacent du fret ou effectuent des réparations. Cette conception quadrumane s’inspire directement du quotidien des équipages en orbite et permet d’exécuter plusieurs tâches en simultané sans perdre l’équilibre.

Une mécanique inspirée des tendons humains

Les moteurs ne sont pas logés dans chaque articulation comme sur les robots classiques. Ils se concentrent près des épaules et transmettent la force via des câbles et des poulies, à l’image des tendons. Cette solution réduit la masse en mouvement et offre des gestes plus fluides et précis, évitant les à-coups qui pourraient perturber le robot dans l’apesanteur. Les mains à cinq doigts ajoutent une finesse supplémentaire pour les opérations délicates.

Vers une aide précieuse pour les missions futures

Les tâches de maintenance et de manutention absorbent jusqu’à 35 % du temps des astronautes, à un coût estimé à 140 000 dollars par heure. En prenant en charge une partie de ces activités, un robot comme Helios pourrait transformer l’efficacité des stations orbitales. Pour l’instant simple prototype, il sera présenté ce 27 mai lors du Focus-Rollout d’ETH Zurich et ouvre déjà des perspectives pour l’assemblage et la réparation de satellites en orbite.

A lire aussi  La Ferrari électrique va si vite qu’elle rend malade : la NASA a dû fixer la limite

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *